Quand on débute le kombucha, on sait qu’on manipule une culture vivante… mais on ne réalise pas toujours à quel point elle peut être sensible à son environnement. Il suffit d’un bocal mal rincé, d’un torchon douteux, d’un fruit moisi ou d’une chaleur excessive pour que le doute s’installe : et si ma souche de kombucha était contaminée ? Est-ce que je peux la sauver, ou dois-je tout jeter et recommencer de zéro ?
Cette question est d’autant plus stressante que l’on s’attache vite à son SCOBY. On a l’impression d’avoir investi du temps, du thé, du sucre, parfois de l’argent pour obtenir une culture de qualité – par exemple une souche vivante achetée chez un spécialiste comme Natural Probio – et l’idée de devoir tout jeter peut décourager.
La bonne nouvelle, c’est que :
- toutes les « anomalies » ne sont pas de vraies contaminations ;
- on peut souvent sauver le projet, même si l’on doit parfois renoncer à sauver la souche elle-même ;
- quelques gestes simples permettent ensuite de repartir sur des bases saines et de prévenir les futurs problèmes.
Dans ce guide long format, on va détailler point par point :
- ce qu’on appelle vraiment une souche « contaminée » ;
- les situations où il est impératif de tout jeter (sans discussion) ;
- les cas où l’on peut tenter un sauvetage ou au moins un test de relance ;
- comment nettoyer, sécuriser et redémarrer correctement ;
- comment éviter que votre prochain bocal ne subisse le même sort.
1. Qu’est-ce qu’une souche de kombucha « contaminée » ?
On utilise souvent le mot « contamination » dès qu’on voit quelque chose d’un peu bizarre dans le bocal. Pourtant, toutes les anomalies ne signifient pas que votre kombucha est dangereux.
1.1. Contamination réelle vs simple déséquilibre
On peut distinguer deux grands cas :
- Déséquilibre de la culture
La fermentation fonctionne, mais :
- le kombucha est trop acide, trop sucré, trop levuré ;
- le SCOBY a une drôle de forme, mais sans taches duveteuses ;
- il y a beaucoup de dépôts et de filaments bruns.
- le kombucha est trop acide, trop sucré, trop levuré ;
- La souche n’est pas « contaminée » au sens strict : elle est vivante, mais mal équilibrée. On pourra souvent la corriger (en ajustant temps de fermentation, température, hygiène, etc.) ou la « rajeunir ».
- Contamination par des micro-organismes indésirables
Ici, d’autres bactéries ou champignons ont pris le dessus. On le voit à travers :
- des moisissures visibles en surface ;
- des odeurs franchement suspectes (moisi, œuf pourri, poubelle, produit chimique) ;
- parfois une texture totalement anormale du SCOBY et du liquide.
- des moisissures visibles en surface ;
- Dans ce cas, la sécurité passe avant tout. Il ne s’agit plus de réglages, mais de santé : on ne consomme pas, et souvent on ne garde pas la souche.
1.2. Les fausses contaminations les plus fréquentes
Avant de jeter votre SCOBY, assurez-vous que vous n’êtes pas face à un phénomène normal :
- Filaments bruns : souvent de simples amas de levures mortes ou en excès, parfaitement typiques d’un kombucha sain.
- Dépôt au fond : « boue » de levures, résidus de thé, fragments de cellulose. Normal.
- SCOBY qui coule : pas un signe de mort ni de contamination ; un nouveau disque se forme généralement en surface.
- Couleurs beige, crème, brun clair à brun foncé : la fermentation et le thé colorent progressivement le SCOBY.
Si vous avez déjà lu les articles sur « Mon kombucha est trop acide ou trop sucré, que faire ? » ou « Il y a des dépôts ou filaments dans mon kombucha : est-ce normal ? », vous savez que ces phénomènes ne sont pas, en eux-mêmes, des contaminations à proprement parler.

2. Identifier une vraie contamination : les signaux qui ne trompent pas
Pour savoir si votre souche a réellement un problème, il faut apprendre à repérer les signes d’alerte.
2.1. La moisissure en surface : le cas le plus net
La vraie moisissure se présente typiquement comme :
- des taches bien dessinées, en îlots ;
- à la surface du liquide (jamais en profondeur) ;
- sèches ou duveteuses au lieu d’être gélatineuses ;
- de couleur verte, bleue, gris foncé, noire ou parfois blanche très nette ;
- avec un aspect proche du moisi sur du pain, du fromage ou de la confiture.
C’est le critère le plus important :
Si vous voyez une telle moisissure, la souche est considérée comme contaminée au sens strict.
Dans ce cas, la règle générale est sévère mais simple :
On jette tout.
Pas de sauvetage, pas de raclage, pas de « je garde le dessous du SCOBY qui a l’air sain ».
2.2. Les mauvaises odeurs : quand le nez dit « non »
Même sans moisissure visible, l’odeur peut vous révéler une contamination.
Il est normal que le kombucha sente :
- le vinaigre (comme un vinaigre de cidre doux) ;
- le cidre, la pomme verte, le raisin blanc ;
- parfois la levure ou une légère odeur de bière.
En revanche, ce n’est plus normal si vous sentez :
- le moisi de cave humide, carton mouillé ;
- l’œuf pourri ou le gaz ;
- la viande avariée, la poubelle, le fromage extrême qui vous prend à la gorge ;
- le solvant, le produit ménager, le liquide vaisselle parfumé.
Ces odeurs indiquent que d’autres micro-organismes, ou des produits chimiques, se sont invités. Même sans tache colorée, c’est une forme de contamination.
2.3. Les intrus visibles : insectes, vers, corps étrangers
On parle moins souvent de ce cas, mais il arrive :
- un moucheron dans le bocal ;
- un insecte collé sur le SCOBY ;
- des petits vers ou larves (ce qui peut arriver si le bocal n’est pas correctement protégé).
Là encore, la règle est claire : on ne récupère pas la souche.
Un insecte qui a traîné sur des surfaces sales, des poubelles ou des aliments en décomposition peut amener avec lui des bactéries ou champignons qui n’ont rien à faire dans votre boisson.
3. Sauver la souche… ou sauver le projet ?
Le titre de cet article pose une question volontairement ambiguë : « Comment sauver une souche de kombucha contaminée ? ». La première chose à accepter, c’est que l’on ne peut pas toujours sauver la souche elle-même. En revanche, on peut sauver le projet kombucha en repartant sur des bases saines.
3.1. Les situations où il ne faut pas chercher à sauver la souche
Soyons très clairs : dans ces cas-là, on ne tente rien sur le SCOBY, ni sur le liquide.
- Moisissure visible en surface, aussi petite soit-elle.
- Odeur d’œuf pourri, de moisi, de poubelle ou de solvant, même sans moisissure visible.
- Présence d’insectes, de larves ou de corps étrangers manifestement sales.
- SCOBY complètement noir, sec, cassant, qui a manifestement subi des mois d’abandon ou des conditions extrêmes.
Dans ce type de contamination, ce que l’on sauve, c’est :
- vos bocaux (après un nettoyage en profondeur) ;
- vos ustensiles ;
- votre expérience ;
- votre motivation à repartir sur une souche saine, par exemple avec un SCOBY vivant fourni avec son liquide de départ et des instructions claires.
3.2. Les cas où la souche est affaiblie, déséquilibrée, mais non contaminée
À l’inverse, il existe des situations où la souche est « en difficulté » mais pas vraiment contaminée :
- kombucha qui ne fermente plus, mais sans odeur suspecte ;
- SCOBY très mince, mais de couleur normale, sans taches duveteuses ;
- bocal resté un peu trop longtemps sans thé sucré, mais sans signe d’attaque microbienne extérieure ;
- kombucha très acide, mais propre, sans moisissure ni odeur de putréfaction.
Dans ces cas-là, on ne parle pas de contamination dangereuse, mais de culture fatiguée ou mal entretenue. Là, il est parfois possible de :
- garder une couche jeune du SCOBY ;
- lancer un test de relance dans un petit bocal ;
- rééquilibrer progressivement la culture.
C’est ce type de « sauvetage » que l’on peut envisager. La frontière est subtile, mais elle tient toujours à deux mots : sécurité alimentaire.

4. Protocole de base : que faire quand vous suspectez une contamination ?
Avant de décider quoi sauver, suivez un protocole simple d’observation.
4.1. Étape 1 : observer calmement
Placez votre bocal en pleine lumière (de préférence lumière du jour) et observez :
- la surface du liquide ;
- le SCOBY (dessus, dessous, bords) ;
- le fond du bocal ;
- les parois.
Cherchez :
- des taches duveteuses et colorées en surface ;
- des filaments bruns lisses (levures) ;
- des zones marbrées mais gélatineuses.
La moisissure se repère surtout en surface, en îlots secs ou poudreux.
Les levures, elles, forment des filaments et dépôts gélatineux, en profondeur.
4.2. Étape 2 : sentir
Soulevez doucement le tissu, humez l’intérieur du bocal :
- « Vinaigre, cidre, pomme, levure, thé » → registre normal.
- « Cave humide, carton, moisi, fromage, poubelle, œuf, produit chimique » → registre anormal.
Faites confiance à votre nez : si l’odeur vous rebute au point de vous couper l’envie de goûter, considérez que la souche n’est pas à sauver.
4.3. Étape 3 : goûter une goutte (optionnel et seulement si l’odeur est correcte)
Ce test ne se fait que si :
- aucune moisissure visible ;
- aucune odeur repoussante.
Dans ce cas, vous pouvez goûter une toute petite cuillère :
- si le goût est sucré / acidulé / vinaigré mais « propre », vous êtes probablement face à une culture simplement mal réglée ;
- si la saveur est très étrange, métallique, pourrie ou agressive, arrêtez-vous là.
4.4. Étape 4 : décider
À l’issue de ces trois étapes, vous devriez entrer dans l’une de ces deux catégories :
- Contamination suspecte ou avérée → on jette tout.
- Souche affaiblie / déséquilibrée mais sans signe de contamination → on peut tenter un sauvetage.
5. Cas n°1 : contamination avérée – tout jeter, mais bien jeter
C’est la partie la moins agréable, mais c’est aussi celle qui protège votre santé.
5.1. Que jeter exactement ?
En cas de contamination claire (moisissure, mauvaises odeurs, insectes) :
- le SCOBY (toutes les couches) ;
- tout le liquide du bocal ;
- éventuellement les petits morceaux qui auraient été mis de côté ailleurs.
Évitez de verser le kombucha contaminé :
- dans un compost de cuisine que vous manipulez ensuite à mains nues ;
- directement sur vos plantes comestibles ;
- dans un évier bouché.
Le plus simple est :
- de le jeter dans les toilettes ou dans l’évier avec un bon flot d’eau ;
- ou de le mettre dans un sac poubelle bien fermé.
5.2. Nettoyage du bocal et des ustensiles
Ensuite, il faut « sauver » votre matériel en le nettoyant correctement :
- Lavez le bocal à l’eau chaude avec du liquide vaisselle.
- Insistez bien sur les bords et le col, où des spores peuvent rester.
- Rincez plusieurs fois à l’eau claire pour éliminer toute trace de produit.
- Laissez sécher à l’air libre, ouverture vers le bas ou sur un torchon propre.
Pour les ustensiles (louche, cuillère, entonnoir) :
- même traitement : eau chaude + liquide vaisselle + rinçage abondant.
- évitez les éponges très usées ou malodorantes, qui sont elles-mêmes des nids à microbes.
Vous pouvez, si cela vous rassure, verser un peu d’eau bouillante dans le bocal une fois lavé, puis rincer de nouveau. Ce n’est pas une stérilisation clinique, mais c’est largement suffisant pour un usage domestique.
5.3. Repartir sur une culture saine
À ce stade, la meilleure façon de « sauver » votre aventure kombucha est de repartir avec :
- un SCOBY vivant sain, jeune, non contaminé ;
- un liquide de départ bien acide, fourni avec la souche ;
- des consignes précises sur les quantités de thé, sucre et temps de fermentation.
C’est là qu’une culture de qualité, sourcée auprès d’un acteur spécialisé, fait toute la différence : vous repartez avec un SCOBY équilibré en levures et bactéries, et vous réduisez fortement le risque de nouvelles contaminations si vous respectez les conseils d’hygiène de base.

6. Cas n°2 : souche affaiblie, mais probablement non contaminée – le sauvetage prudent
Si votre observation montre qu’il n’y a pas de moisissure ni de mauvaise odeur, mais que la culture :
- fermente mal ;
- semble « fatiguée » ;
- donne un kombucha plat ou capricieux ;
alors vous pouvez tenter de sauver la souche elle-même.
6.1. Séparer les couches du SCOBY
Souvent, c’est la couche supérieure, la plus ancienne, qui est la plus abîmée.
Vous pouvez :
- vous laver soigneusement les mains ;
- détacher délicatement les différentes couches du SCOBY ;
- observer leur couleur et leur texture.
Gardez de préférence :
- une couche jeune, plus claire, plus fine, souple au toucher ;
- sans zones noires ou brunes très marquées ;
- sans taches douteuses.
Jetez les couches les plus foncées, très épaisses, ou celles qui vous inspirent le moins confiance.
6.2. Lancer un « test de relance » dans un petit bocal
Pour voir si la souche vaut la peine d’être gardée, vous pouvez la tester sur un petit volume :
- Préparez 0,5 L de thé sucré (thé noir ou vert, 25–30 g de sucre pour 0,5 L).
- Laissez refroidir complètement.
- Placez votre couche de SCOBY « sélectionnée » dans un bocal propre.
- Ajoutez 50 à 100 mL de liquide de départ bien acide (combiné d’une précédente fournée propre, si vous en avez encore).
- Couvrez avec un tissu propre et un élastique.
- Laissez à température ambiante, à l’abri du soleil.
Sur 7 à 10 jours, observez :
- la formation d’une nouvelle pellicule en surface (nouveau mini-SCOBY) ;
- l’évolution du goût (moins sucré, plus acidulé) ;
- l’apparition de dépôts de levures au fond.
Si la fermentation repart clairement, vous avez sauvé la souche. Si, malgré de bonnes conditions, il ne se passe presque rien, il sera plus sage d’accepter de repartir sur une culture neuve.
6.3. Rééquilibrer les paramètres
Une fois la souche relancée, vous pouvez l’aider à retrouver un bon rythme en :
- respectant une proportion correcte de sucre (environ 60–70 g par litre) ;
- veillant à une température stable (22–26 °C si possible) ;
- ajoutant toujours assez de liquide de départ acide (10–20 % du volume total) ;
- changeant régulièrement le thé sucré (ne pas laisser la même fournée des semaines).
Une souche saine, avec un environnement stable, reprend vite de la vigueur.
7. Prévenir les contaminations : les réflexes à installer
Sauver une souche, c’est une chose. Mais l’idéal reste de ne plus avoir à le faire – ou le moins souvent possible.
7.1. Hygiène simple et régulière
Vous n’avez pas besoin d’outils de laboratoire, simplement de quelques bonnes habitudes :
- toujours se laver les mains avant de toucher le bocal ou le SCOBY ;
- utiliser des bocaux en verre propres, bien rincés ;
- rincer soigneusement tout ce qui a été en contact avec du liquide vaisselle ;
- utiliser un tissu propre (torchon, gaze, filtre à café réutilisable) pour couvrir le bocal, fixé avec un élastique.
Évitez :
- les couvercles hermétiques pendant la première fermentation (le kombucha a besoin de respirer) ;
- les torchons qui sentent le renfermé ou la graisse ;
- les ustensiles en bois très fissurés, difficiles à nettoyer.
7.2. Choisir un bon emplacement
Votre souche sera plus stable si le bocal est :
- à l’abri du soleil direct ;
- loin des plaques de cuisson, du four, du radiateur ;
- pas collé à une poubelle ou à une litière ;
- dans un endroit où la température reste relativement stable.
Un coin de plan de travail, à distance des sources de chaleur et des zones très humides, est souvent idéal.
7.3. Protéger des insectes
Les moucherons adorent le kombucha. Pour les tenir à distance :
- utilisez un tissu suffisamment serré pour les empêcher d’entrer ;
- surveillez régulièrement ;
- évitez de laisser des fruits très mûrs ou pourrissants juste à côté.
Un simple tissu propre bien maintenu avec un élastique est souvent plus fiable qu’un couvercle troué trop large.
7.4. Respecter l’acidité de départ
Un milieu acide protège la souche contre de nombreux intrus.
- Utilisez toujours du liquide de départ (kombucha déjà fermenté, bien acide) pour lancer un nouveau batch.
- Ne remplissez jamais un bocal de thé sucré + SCOBY sans ce liquide de départ.
C’est l’un des grands avantages des cultures prêtes à l’emploi : le SCOBY de kombucha vivant est livré avec son liquide acidifié, ce qui met toutes les chances de votre côté pour un démarrage propre.
8. Foire aux questions : sauver ou non une souche de kombucha
8.1. Puis-je couper la partie moisie du SCOBY et garder le reste ?
Non. Même si la moisissure ne se voit qu’à un endroit, ses spores peuvent déjà être disséminées dans tout le bocal. Couper la zone visible ne supprime pas le risque.
Par sécurité, on jette toujours tout en cas de moisissure avérée.
8.2. Mon kombucha sent très fort le vinaigre, est-ce une contamination ?
Pas forcément. Une odeur forte de vinaigre signifie généralement que :
- la fermentation a été très longue ;
- les bactéries ont bien travaillé ;
- il reste peu de sucre.
Tant qu’il n’y a pas de moisissure ni d’odeur de pourri ou de chimique, votre kombucha n’est pas « contaminé », il est simplement très avancé. Vous pouvez l’utiliser comme vinaigre de kombucha, le diluer ou le garder comme liquide de départ.
8.3. J’ai utilisé un thé aromatisé ou des ingrédients bizarres, ma souche est-elle foutue ?
Certains thés très aromatisés (avec huiles essentielles, arômes artificiels) ou certains ingrédients peuvent perturber la souche, la fatiguer ou freiner la fermentation. Cela ne signifie pas toujours une contamination, mais :
- si la culture ne repart plus normalement ensuite ;
- si les batchs deviennent capricieux ;
il peut être plus simple de repartir d’un SCOBY neuf, et de réserver vos expérimentations aromatiques à la seconde fermentation en bouteille, plutôt qu’à la base de la culture.
8.4. Que faire si j’ai eu plusieurs contaminations de suite ?
Si les contaminations se répètent :
- vérifiez en priorité l’hygiène (bocaux, torchons, main) ;
- changez de place le bocal (peut-être trop proche d’une source de moisissure) ;
- remplacez les torchons ou filtres par des textiles propres et dédiés à cet usage ;
- repartez d’une culture neuve, équilibrée, avec son liquide de départ bien acide.
Parfois, changer seulement la souche ne suffit pas si le problème vient de l’environnement. Il faut traiter les deux.
8.5. Est-ce que je peux garder une partie du kombucha contaminé pour lancer un vinaigre de ménage ?
Non recommandé. Même si vous n’avez pas l’intention de le boire, vous manipuleriez un produit potentiellement chargé en micro-organismes indésirables. Pour un vinaigre de ménage, mieux vaut partir d’un vinaigre classique peu coûteux, ou d’un kombucha très acide mais sain.
Conclusion : sauver ce qui compte vraiment
Sauver une souche de kombucha contaminée, ce n’est pas forcément sauver ce SCOBY coûte que coûte. C’est surtout :
- faire le tri entre les situations où l’on peut relancer une culture affaiblie, et celles où l’on doit tout jeter ;
- protéger votre santé en ne prenant aucun risque avec la moisissure, les mauvaises odeurs ou les insectes ;
- sauver votre matériel et vos habitudes en mettant en place une routine d’hygiène et d’observation ;
- repartir, si nécessaire, d’une souche saine, bien équilibrée, fournie avec son liquide de départ et ses instructions.
Une fois que vous avez intégré ces réflexes, les contaminations deviennent rares. Et même si un bocal se perd de temps en temps, vous savez exactement quoi faire : observer, décider, nettoyer, redémarrer.
Votre SCOBY n’est pas irremplaçable ; ce qui l’est, c’est votre expérience et votre capacité à installer un environnement favorable à la fermentation. Avec une culture de qualité et quelques gestes simples, votre kombucha maison cessera d’être source de stress pour devenir ce qu’il doit être : un compagnon vivant, stable et aromatique, que vous aurez plaisir à préparer, à partager et à boire, fournée après fournée.