Les variétés de kéfir, laquelle choisir, et ce que chacune demande

RÉPONSE COURTE

Il existe deux variétés de kéfir, et deux seulement. Le kéfir d’eau, 30 g de grains et 4 cuillères à soupe de sucre pour un litre, et le kéfir de lait, 10 à 20 g de grains pour un litre de lait, sans sucre ajouté. Les deux fermentent 24 heures entre 20 et 25 °C. Tout le reste, kéfir de fruits, ginger beer, versions aromatisées, sont des variantes de préparation, pas de nouvelles cultures.

Les chiffres de cette page

Variétés de kéfir existantes
deux : kéfir d’eau et kéfir de lait
Kéfir d’eau, grains par litre
30 g, soit 2 cuillères à soupe
Kéfir d’eau, sucre par litre
4 cuillères à soupe, environ 60 g
Kéfir de lait, grains par litre
10 à 20 g
Kéfir de lait, sucre ajouté
aucun
Durée des deux
24 heures à 20-25 °C
Kéfir de fruits
autre nom du kéfir d’eau
Ginger beer
variante du kéfir d’eau, 20 à 30 g de gingembre
Kombucha
autre culture, SCOBY, 7 à 10 jours
Traces d’alcool
0,2 à 1 pour cent

Cette page sert à choisir sa variété de kéfir, et à cesser de confondre. Le vocabulaire du sujet est trompeur. On lit kéfir de fruits, kéfir d’eau, kéfir de lait, kéfir de figue, tibicos, et l’on croit à cinq produits différents là où il n’y en a que deux.

Comparaison des deux variétés de kéfir, kéfir d'eau et kéfir de lait
Les deux variétés de kéfir en face à face : deux cultures, deux bases, un même rythme.

Les variétés de kéfir, deux cultures, pas une de plus

Les deux variétés de kéfir sont deux colonies distinctes, avec des populations de bactéries et de levures différentes, et des aspects différents. Les premiers sont translucides et fermes, les seconds blancs et élastiques.

Ils ne se nourrissent pas de la même chose. Le kéfir d’eau vit du sucre ajouté, 4 cuillères à soupe par litre. Le kéfir de lait vit du lactose du lait, sans aucun ajout. C’est la raison pour laquelle on ne transforme pas l’un en l’autre. Changer de base revient à affamer la culture.

Les autres noms que vous croiserez désignent l’une de ces deux variétés de kéfir. Kéfir de fruits, tibicos, agua de kéfir, Wasserkefir. C’est le kéfir d’eau. Milk kefir, kéfir de lait de chèvre, kéfir de brebis. C’est le kéfir de lait, avec un lait différent.

Ce que chaque variété de kéfir donne dans le verre

C’est le critère de choix le plus utile entre les variétés de kéfir, bien avant les considérations techniques.

CritèreKéfir d’eauKéfir de lait
Aspectliquide, clair à légèrement troubleépais, blanc
Goûtlimonade peu sucrée, aciduléeyaourt à boire acidulé
Bullesfines, après mise en bouteilletrès discrètes
Calories par verre de 200 ml30 à 50 kcal95 à 130 kcal
Usageremplace un sodaremplace un laitage
Conservation au froid1 à 2 semainesenviron 1 semaine
Se cuisinevinaigrettes, sorbetssauces froides, pâtes, fromage frais
Calories par verre selon les variétés de kéfir et le kombucha
Les variétés de kéfir ne se comparent pas entre elles : l’une remplace une boisson, l’autre un laitage.

Beaucoup de foyers finissent par entretenir les deux, dans deux bocaux séparés, pour deux moments différents de la journée. Ce n’est pas plus long. Le geste quotidien est le même, et il prend deux minutes pour l’un comme pour l’autre.

Ce que chaque variété de kéfir demande

Ce que demandent les différentes variétés de kéfir au quotidien
Les variétés de kéfir demandent le même temps : ce qui change, c’est l’approvisionnement.

Le kéfir d’eau demande du sucre à chaque cycle, une eau non chlorée, et rien d’autre. Son filtrage est immédiat. C’est la variété la plus simple à tenir quand on débute, et la moins coûteuse puisque le sucre revient à quelques centimes par litre.

Le kéfir de lait demande du lait frais à chaque cycle, ce qui suppose d’en avoir toujours. Son filtrage est plus lent, parce que la préparation est épaisse, et les grains s’empâtent parfois d’une pellicule qu’il faut détacher délicatement à la cuillère en bois.

Pour les deux, la plage de température est la même, 20 à 25 °C, et la durée de référence aussi, 24 heures. Les deux se mettent en pause au réfrigérateur, un peu plus longtemps pour le kéfir d’eau, une à trois semaines contre une à deux pour le lait.

Choisir sa variété selon son foyer

Au-delà du goût, quatre situations très concrètes orientent le choix entre les deux variétés de kéfir.

Vous buvez surtout des sodas. Le kéfir d’eau est la réponse directe. Froid, pétillant, 3 à 4 g de sucre pour 100 ml après 24 heures. Il tient la même place dans le verre, et la culture se reconduit indéfiniment.

Vous consommez beaucoup de laitages. Le kéfir de lait remplace un yaourt à boire, avec 10 à 20 g de grains par litre. Il se cuisine aussi très bien, en sauce froide ou en pâte à crêpes.

Vous partez souvent. Avantage au kéfir d’eau, qui se met en pause au réfrigérateur une à trois semaines contre une à deux pour le kéfir de lait. Au-delà, la déshydratation des grains fonctionne pour les deux variétés de kéfir.

Vous êtes plusieurs à la maison. Les deux en parallèle, dans deux bocaux. C’est le cas le plus fréquent après quelques mois, et cela ne demande que quatre minutes par jour au total.

Ce que coûte chaque variété

La question revient souvent, et la réponse surprend. La dépense courante est très faible pour l’une et modérée pour l’autre.

PosteKéfir d’eauKéfir de lait
Consommable par litre4 cuillères à soupe de sucre, une figue, un citron1 litre de lait
Matériel de départbocal, passoire, bouteillesbocal, passoire
Cultureachetée une fois, se reconduitachetée une fois, se reconduit
Temps par jourdeux minutesdeux minutes
Rachataucunaucun

Les deux variétés de kéfir partagent le même avantage de fond. La culture n’est ni une recharge ni un consommable. Un litre par jour sort du même bocal pendant des années, à condition de respecter le cycle de 24 heures et la plage de 20 à 25 °C.

La différence tient donc au prix de la base. De l’eau et du sucre d’un côté, du lait de l’autre. C’est la seule ligne du tableau qui change vraiment d’un foyer à l’autre.

Les variantes, qui ne sont pas des variétés

C’est là que le vocabulaire des variétés de kéfir induit en erreur. À partir d’une seule culture de kéfir d’eau, on obtient quatre boissons très différentes sans rien changer à la recette de base.

Les variantes obtenues à partir d'une seule des variétés de kéfir
Quatre boissons à partir de la même culture : ce sont des variantes, pas des variétés de kéfir.
  • La version nature, filtrée à 24 heures, douce et à peine pétillante.
  • La version pétillante, 12 à 36 heures en bouteille à fermeture mécanique, puis au réfrigérateur.
  • La version aromatisée, avec un jus ou des fruits ajoutés au moment de la mise en bouteille.
  • La ginger beer maison, avec 20 à 30 g de gingembre frais râpé par litre et 2 à 4 jours de fermentation.

Du côté du kéfir de lait, les variantes passent par le lait. Vache ou chèvre, entier ou demi-écrémé, et par la durée. Vingt-quatre heures donnent une boisson, trente-six une préparation épaisse que l’on peut égoutter pour obtenir un fromage frais.

Le repère à retenir. Une nouvelle variété demande une nouvelle culture. Une nouvelle variante ne demande que du temps ou un ajout. Presque tout ce que l’on présente comme des variétés de kéfir relève en réalité de la seconde catégorie.

Ce qui n’est pas une variété de kéfir

Trois boissons sont régulièrement rangées parmi les variétés de kéfir, à tort.

BoissonCulture utiliséeBaseDurée
KombuchaSCOBYthé sucré, 80 g de sucre, 3 sachets, 1 tasse de starter7 à 10 jours
Yaourtferments sélectionnéslait chauffé4 à 8 heures
Kvasslevures et bactériespain de seigle1 à 3 jours

La règle est simple. S’il n’y a pas de grains de kéfir dans la recette, ce n’est pas un kéfir, quel que soit le nom employé. Cela n’enlève rien à ces boissons, cela évite seulement d’appliquer à l’une la recette de l’autre, ce qui est la première cause de culture perdue.

Les souches, une diversité moins visible

Il existe une autre forme de diversité parmi les variétés de kéfir, moins visible. Deux grains de kéfir d’eau venus de deux foyers ne donnent pas exactement la même boisson. La composition d’une souche évolue avec l’eau, le sucre et la température du lieu où elle vit.

C’est pour cela qu’un ami qui vous donne des grains vous donne aussi, un peu, son eau et sa cuisine. Et c’est pour cela qu’une souche met deux à trois cycles à trouver son rythme chez vous. Ce ne sont pas des variétés de kéfir au sens commercial, mais la différence est réelle dans le verre.

Aucune n’est supérieure à une autre. Ce qui compte est la régularité du cycle, pas l’origine du grain.

Passer d’une variété à l’autre, ou tenir les deux

Trois situations se présentent quand on veut changer, et elles n’ont pas les mêmes conséquences pour la culture.

Arrêter l’une pour passer à l’autre. La culture que l’on abandonne se déshydrate en deux à trois jours à température ambiante, puis se garde six à douze mois au sec. On peut donc changer d’avis plus tard sans racheter quoi que ce soit.

Tenir les deux en parallèle. Deux bocaux, deux passoires si possible, et le même geste du soir. C’est la configuration la plus courante après quelques mois, et celle qui donne le plus de souplesse. Une boisson fraîche d’un côté, un laitage de l’autre.

Faire passer les mêmes grains de l’un à l’autre. C’est la seule option à écarter. Les deux variétés de kéfir ne partagent pas leur nourriture, et la culture s’appauvrit en quelques cycles sans garantie de retour.

Un dernier point pratique. Si vous donnez des grains autour de vous, précisez toujours de quelle variété il s’agit et joignez le dosage. Beaucoup de cultures sont perdues par des débutants qui ont reçu des grains de kéfir d’eau et les ont mis dans du lait.

Reste une question de vocabulaire qui revient dans les messages. Faut-il dire variétés, types ou sortes de kéfir. Les trois mots circulent, et aucun n’est faux. Ce qui compte est de savoir si l’on parle de la culture ou de la préparation. Deux cultures existent, et une quantité de préparations, ce qui explique que l’on puisse lire deux comme dix selon la page.

Nous employons ici variétés de kéfir pour désigner les deux cultures, et variantes pour tout ce qui s’obtient à partir d’elles. C’est la distinction la plus utile quand on cherche quoi acheter, et c’est aussi celle qui évite de croire qu’il faut une nouvelle souche pour obtenir une boisson au gingembre ou aux fruits rouges.

Ce que nous n’affirmons pas

  • Aucun effet sur une maladie. C’est un aliment fermenté, pas un traitement.
  • Aucune des variétés de kéfir n’est supérieure. Le choix dépend de l’usage, pas d’un classement.
  • Aucune liste d’espèces définitive. La composition d’une souche varie selon le lieu.
  • Ce n’est pas sans sucre. Un reste de sucre subsiste toujours.
  • Ce n’est pas sans alcool. La fermentation produit des traces, de 0,2 à 1 pour cent.

Les allégations de santé autorisées dans l’Union européenne sont listées au registre de l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Les règles d’hygiène domestique sont publiées par l’Anses.

Deux cultures distinctes30 g par litre d’eau10 à 20 g par litre de lait24 heures à 20-25 °CLes variantes ne coûtent rien

Cultures vivantes, eau et lait

Expédiées hydratées et actives, prêtes pour le premier cycle le jour de leur arrivée.

Voir les cultures

Variétés de kéfir, le mémo en six lignes

  1. Deux cultures, pas plus. Kéfir d’eau et kéfir de lait, qui ne s’échangent pas.
  2. Kéfir d’eau : 30 g de grains, 4 cuillères à soupe de sucre pour un litre.
  3. Kéfir de lait : 10 à 20 g de grains pour un litre, sans sucre ajouté.
  4. Même durée, même température. 24 heures entre 20 et 25 °C.
  5. Kéfir de fruits égale kéfir d’eau. C’est un nom, pas une variété.
  6. Le kombucha n’en est pas une. Autre culture, autre base, 7 à 10 jours.

Le choix entre les deux variétés de kéfir se fait sur un critère simple. Ce que vous voulez remplacer. Un soda, ou un laitage. Les deux se tiennent en parallèle sans effort supplémentaire, et beaucoup finissent par le faire.

Pour le reste, méfiez-vous du vocabulaire. Une page qui annonce huit variétés de kéfir décrit presque toujours huit façons d’aromatiser la même boisson, ce qui est intéressant mais n’a rien à voir avec le choix d’une culture.

Questions fréquentes

Combien existe-t-il de variétés de kéfir ?

Les variétés de kéfir se comptent sur deux doigts. Le kéfir d’eau et le kéfir de lait. Tout le reste est une variante de préparation, pas une nouvelle culture. Le kéfir de fruits, par exemple, est simplement le kéfir d’eau nommé d’après la figue et le citron de la recette.

Quelle variété choisir pour commencer ?

Parmi les variétés de kéfir, prenez l’eau si vous cherchez à remplacer un soda. Il est plus simple à filtrer, il ne demande que du sucre, et il se boit frais et pétillant. Le kéfir de lait si vous cherchez un laitage à boire, avec 10 à 20 g de grains par litre de lait.

Peut-on passer d’une variété à l’autre avec les mêmes grains ?

Non. Les deux variétés de kéfir ont des populations différentes. Les faire passer de l’une à l’autre les affaiblit en quelques cycles et le retour n’est pas garanti. Deux pots séparés valent mieux qu’un pot polyvalent.

Le kéfir de fruits est-il une troisième variété ?

Non, le kéfir de fruits ne fait pas partie des variétés de kéfir en tant que telle. C’est le kéfir d’eau. Même culture, mêmes 30 g de grains et 4 cuillères à soupe de sucre par litre. Le nom vient de la figue sèche et du citron que l’on ajoute au bocal.

Et le kombucha, est-ce une variété de kéfir ?

Non. Le kombucha utilise un SCOBY dans du thé sucré, avec 80 g de sucre, 3 sachets de thé et 1 tasse de starter par litre, pendant 7 à 10 jours. Le kéfir utilise des grains et 24 heures. Rien à voir, ni la culture ni la recette.

Quelle variété demande le plus de travail ?

Aucune : entre les variétés de kéfir, le geste quotidien est le même, deux minutes pour filtrer et relancer. Ce qui diffère, c’est l’approvisionnement, du sucre d’un côté et du lait frais de l’autre, et le filtrage un peu plus lent pour le kéfir de lait.

Les grains ont-ils le même aspect ?

Non. Les grains de kéfir d’eau sont translucides et fermes, un peu comme de petits cristaux. Les grains de kéfir de lait sont blancs, souples et élastiques, avec un aspect de petit chou-fleur.

Peut-on obtenir des variantes sans changer de culture ?

Oui, et c’est tout l’intérêt. À partir du même kéfir d’eau. Une version pétillante en bouteille 12 à 36 heures, une version aromatisée aux fruits, une ginger beer avec 20 à 30 g de gingembre frais râpé par litre, ou une version très sèche en poussant à 48 heures.

Existe-t-il des variétés de kéfir selon les souches ?

Oui, au sens où deux grains des mêmes variétés de kéfir venus de deux foyers différents ne donnent pas exactement la même boisson. La composition d’une souche évolue avec l’eau, le sucre et la température du lieu. Ce ne sont pas des variétés commerciales distinctes, mais des différences bien réelles.

Le kéfir est-il un médicament ?

Non. C’est un aliment fermenté. Les allégations de santé autorisées dans l’Union européenne figurent au registre de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, et aucune ne porte sur le traitement d’une maladie.

x
★ 4,7 / 5